LIVRE II

DANS LE SILENCE QUI S'INSTALLE PEU A PEU,
DISPARAISSENT LES ENNUIS ET LE STRESS DE LA JOURNEE!
ON SE PARFUME, RIEN QUE POUR SOI, PARFOIS,
ON LISSE SES CHEVEUX, ON CARESSE SON CORPS
AVEC UNE DOUCE CREME AUX COULEURS CHANGEANTES,
ON REVET SON PLUS BEAU DESHABILLE,
DE SOIE ET DE DENTELLE,
ET SOUVENT MÊME, RIEN QUE POUR SOI,
POUR SE SENTIR BELLE ET DESIRABLE,
POUR ATTENDRE AU CREUX DE LA NUIT,
L'AMANT IMAGINAIRE, SI PARFAIT ET SI SENSUEL,
CELUI QUI D'UN SOUFFLE,
NOUS MENERAIT VERS SON ROYAUME,
LE ROYAUME DE LA NUIT,
OU RODENT GUERRIERS ET GUERRIERES,
AMANTS ET VAMPIRES,
ANGES, OU DEMONS!
AU CHOIX DE NOTRE DESIR DE L'INSTANT!
CAR, OUI, NOUS POURRIONS CHOISIR,
SANS CULPABILISER, SANS REMORD, SANS REGRET,
PUISQU'IL S'AGIRAIT JUSTE D'UN RÊVE,
MAIS OU TOUT SEMBLERAIT PARFAITEMENT REEL!
DANS LE SILENCE DU VELOURS DE LA NUIT,
FERMEZ LES YEUX ET LAISSEZ VOUS ALLER,
ALLONGEE DELICATEMENT SUR VOS DRAPS DE SOIE,
IL N'EST PAS LOIN, VOUS SENTEZ PRESQUE SON DOUX PARFUM,
DANS LE SILENCE DE LA NUIT.........
Promenades au clair de lune,
lune ronde, pleine, blanche,
où tout se transforme
en illusions, en féerie,
ou bien en cauchemars, pour d'autres!
Promenades au clair de lune,
mon coeur cherche son âme soeur,
le double exact de son esprit,
celui qui lui redonnera vie!
Promenades au clair de lune, le long
des allées d'un cimetière,
à la recherche des âmes perdues,
pour les aider à franchir la frontière!
Promenades au clair de lune,
dans l'attente de l'homme-loup,
ou du vampire "mondain"
qui changera votre vie
en ballades éternelles au clair de Lune!

Le temps est ce qu'il est,
un sablier sans compassion
qui enchaine ses heures
sans penser à nos coeurs!
Le temps est ainsi
il s'égréne, sans amour,
et détruit nos toujours!
Hier n'est plus déjà,
et demain n'existe pas!
aujourd'hui, alors, aimons et vivons!

LA LISEUSE
Un instant seule dans sa grande maison,
elle était allée dans le petit salon,
avait ouvert un livre à la premiére page,
ses yeux s'étaient alors posés
sur l'image d'une jeune et fine jeune fille ceuillant des fleurs
tout au bout d'une allée de jardin!
Elle pouvait presque sentir le parfum ennivrant
des fleurs à peine ceuillies!
Mais surtout, son regard à elle,
plongea dans le regard presque translucide
de la jeune fille ,
Elle se senti comme emportée
dans un autre temps, dans le passé,
et soudain sur ce fauteuil
où elle s'était allée reposée
ses vêtements n'étaient plus les siens
mais ceux d'un siécle passé,
sa coiffure aussi avait changé,
De soie et de dentelles elle était vêtue,
et le petit salon avait retrouvé
sa mélancolie d'autrefois,
même l'odeur de la pièce avait changé!
Pourtant, elle ne s'en inquiéta pas,
au contraire, même, cet instant
elle l'avait appelé, désiré
pour enfin "rentrer" chez elle!
Elle ouvrit le livre à la premiére page
et dans jardin de fleurs multicolores
mais plus "moderne",
elle aperçu presque cachée,
une étange fille
habillée d'un jeans et d'un teeshirt noir,
qui vaguement lui sembla familière!
Elle se leva brusquement prise d'un vertige
et se vit alors dans le grand miroir
coiffure tressée, robe de soie rose,
c'était elle la premiére jeune femme
vue dans ce livre
avant peut-être qu'elle ne s'endorme !
Elle ne savait plus,
ce qu'elle devinait
c'est qu'elle avait un rapport
avec la fille en jeans,
mais lequel, cela, elle ne s'en souvint pas!
Un bref instant de vertige,
juste un bref instant,
puis, elle se rassit
et, enfin sereine, elle ferma le livre
et se jura intérieurement de ne plus le rouvrir !
car son chemin s'arrêtait ici et maintenant
dans ce siecle passé,
ou enfin elle avait retrouvé sa sérénité

PAR UNE NUIT SANS FIN.............
Par une nuit sans fin, esseulée et mélancolique,
elle errait dans les rues sombres qu'éclairait
juste la faible lueur des réverbéres. Elle ne savait
pas si elle cherchait l'âme soeur, ou simplement
si elle fuyait pour échapper à son destin. Elle
aurait tant voulu être fée ou déesse, licorne
ou dauphin. Tout, sauf elle! En fait, elle se fuyait,
loin du bruit et des gens.
Et puis, elle voulait le retrouver, l'amant étrange du cimetiére,
celui qui avait osé la méler au sang versé! Il la survola de nouveau, comme cette nuit là,un instant,
ombre grise au dessus d'elle. Elle ne le voyait pas,
mais elle s'ennivrait de son parfum!
Elle le vit brusquement devant elle
il semblait la regardait jusqu'au fond de l' âme
. Avait-il perçu justement son extrême solitude,
sa soif d'éternité ou son envie de mort ? Il essuya
ses larmes d'un geste délicat. Il devint alors
plus proche et plus présent qu'aucun humain
n'avait été avec elle,
Il était grand, sombre, beau; d'une
beauté à couper le souffle. Du reste, le souffle
lui manqua, son coeur se mit à battre la chamade,
la tête lui tourna. Il retint son corps frêle qui tombait
. Il l'entoura de sa cape de soie et avec lui,
elle s'éleva dans la nuit. Pour la première fois,
elle vit les étoiles, et aucune peur n'obscursissait son coeur.
Elle savait qu'il l'avait trouvée enfin, et qu'elle
était sienne depuis longtemp! Elle
s'ennivrait de son odeur, et lorsque son propre sang
coula le long de sa gorge, elle ressentit un profond
bien-être. Elle aurait voulu lui dire mille fois
"merci" de l'avoir délivrée des affres d'un destin ordinaire.
Lorsqu'elle s'éveilla au matin, elle était dans son lit
et s'étonna d'être encore vivante. Avait-elle rêvé?
Mais non, car sur l'oreiller à ses côtés, il y avait encore
une rose couleur sang, et dans l'air flottait
le parfum de son amant . Elle porta une
main à son cou et sentit la trace laissée
par la morsure. Alors, elle se rendormit
vite pour encore à lui rêver.

Perdue, sans doute oubliée par les siens,
elle s'assit au pied d'un chêne et se laissa
aller à méditer. Qui avait -elle été avant
. Qui avait -elle été avant,
il y a bien longtemps, quand, sur terre, elle était
une femme, une humaine et par encore une fee.
Elle respirait pleinement les odeurs de chaque fleur,
chaque arbre, elle se sentait bien ,ainsi lovée,
dans la nature; Mais cependant lui revenaient
parfois en mémoire des flashs d'une de ses précédentes
vies; Avait elle eu un époux, un amant, un enfant,
des amies ? Elle était pourtant parfaitement
dans son élément ici, en fee.
La nuit passa et elle s'endormit ,protégée
par le grand chêne
Au petit matin, le souffle du vent l'éveilla Elle
se mit debout et marcha jusqu'au lac.
Et là; elle vit son reflet. HUMAINE, FEMME,
et si Belle. Ses cheveux étaient mélés de fleurs
et de mousse verte. Sa longue robe rouge lui
allait à ravir. Mais encore une fois, elle se
demanda qui elle était AVANT.
Elle prit le chemin du retour. Mais quel retour ?
et vers quelle destination.? Pourtant,
malgré tout cela, elle n'avait aucune crainte.
Elle savait que c'était le jeu du karma, et que
jamais de ses vies antérieures elle ne se souviendrait,
sauf peut être, d'avoir rêver qu'elle était une fee
qui révait qu'elle était humaine

DANS LE JARDIN
JE MARCHE PIEDS NUS DANS LA ROSEE DU MATIN,
JE SUIS SEULE DANS MON JARDIN,
FLEURS ET FEUILLES FANEES DEPUIS LONGTEMPS
ME FONT UN TAPIS MULTICOLORE!
IL PLEUT DANS MA MEMOIRE
IL PLEUT DANS MON COEUR
ET IL PLEUT SUR MON CORPS!
POURTANT, ETRANGEMENT, JE ME SENS PURIFIEE
PAR TOUTES CES GOUTTES DE PLUIE
QUI SCINTILLENT SOUS LE FAIBLE RAYON DU SOLEIL!
JE RESPIRE LE DOUX PARFUM DE L'HERBE FRAICHEMENT COUPEE,
PEU A PEU, J'OUBLIE LE MONDE EXTERIEUR
ET ME SENS REMPLIE D'UNE ENERGIE SOUDAINE,
JE RETROUVE MON JARDIN ENCHANTE
PLEIN DE CREATURES LEGENDAIRES!
DERRIERE CHAQUE FLEUR FANEE
SE CACHE ELFE OU FEE!
J'ENTENDS LEURS DOUX MURMURES,
JE SENS LEUR SOUFFLE APAISANT,
JE M'ENNIVRE DE LEUR PARFUM!
ET J'ECOUTE LEURS CONSEILS!
ELLES ME PARLENT DEPUIS QUE JE SUIS ENFANT,
ET QUE, PAR HASARD, DANS LE JARDIN DE GRAND-MERE,
J'AVAI TROUVE UNE PETITE FEE SUR UN MURET COUVERT DE LIERRE!
D'ABORD INQUIETE PUIS EMERVEILLEE
DEVANT TANT DE PERFECTION ET DE BEAUTE,
J'AVAIS GARDE CETTE COMPAGNE SECRETE AUX YEUX DE TOUS!
ET TOUS LES ETES, JE LA RETROUVAIS!
DEPUIS, LE TEMPS A PASSE,
ET PEU A PEU J'AI OUBLIE,
ON OUBLIE SI VITE SES REVES D'ENFANTS!
Puis, UN JOUR DE PRODONDE SOLITUDE,
DANS MON JARDIN, CACHEE SOUS LE FEUILLAGE D'UNE GLYCINE ODORANTE
J'AVAIS DECOUVERT TOUT UN PETIT PEUPLE DE FEES ET D'ELFES!
QUE BIEN SUR, JE N'AI A PERSONNE DEVOILE,
SAUF A VOUS AUJOURD'HUI!
EN CE MOMENT, PERDUE DANS MES SONGES
JE ME PROMENE DANS CE JARDIN
OU JE RETROUVE CALME ET SERENITE
DANS LES MOMENTS PLUS DIFFICILES DE LA VIE!
JE SAIS QU'ELLES SONT LA, PRES DE MOI,
ME CONSOLANT ET ME MURMURANT
LEURS DOUX MOTS !
MURMURES DE FEES,
BAUME SUR MON COEUR,
VOUS QUI VIVEZ SI PRES DE NOUS
SANS QUE PERSONNES NE VOUS VOIENT JAMAIS,
PETIT PEUPLE DE LA FORET ET DES JARDINS,
JE SUIS BIEN AVEC VOUS!
UN JOUR, PEUT-ÊTRE,
JE FERAI PARTIE DE VOTRE MONDE, VOTRE ROYAUME!
JE M'EVADERAI POUR TOUJOURS DANS CE JARDIN,
ACCOMPAGNEE PAR VOUS, JUSQU'AU BOUT DE MON DESTIN!

MON COEUR QUI BAT!
"Le temps file si vite
sur la route du destin!
qu'on ne choisit hélas pas souvent,
on est emporté par le vent!
Parfois, une "étoile" éclaire nos nuits!
et on se met à rêver
on se prend à encore espérer!
une main qui vers nous se tend,
un refrain qui nous berce doucement,
et nos larmes alors rejoignent
le fleuve de milliard de larmes
des désespérés qui parcourent la terre!
Mon coeur au son des "tam tam"
danse au rytme de la brousse!
poésie des paysages sauvages
qui hantent mon âme
qui me rassurent
qui me ménént vers le bout de ma vie!
en espérant tant que l'autre soit meilleure!
Mon coeur au son des tambours
danse pour ne plus souffrir!
et c'est une danse sans fin
où j'oublie où je suis et qui je suis!
Rytmes chauds et sensuels
des pays si lointains
qui bordent mon coeur!
Mon coeur au son des "tam tam"
résonne des paroles
des sages et des sorcières!
Partir, en dansant, pour l'éternité!
au rytme des chants sauvages
de la brousse multicolore!

"SEULE, j'errais dans la nuit,
ne cherchant plus d'amis!
fuyant dans les rues
l'espoir à jamais perdu!
Des larmes brouillaient mes yeux,
le vent glacial emmélait mes cheveux!
il faisait soudain si froid,
et dans mon âme un si lourd poids
broyait mon être de toute part!
Une ombre me survola,
venue de nulle part,
pourtant, je n'avais pas d'effroi,
simplement, j'attendais
un peu comme une proie
sachant son heure arrivée!
Prés de moi, il se posa
et d'une main ma joue caressa,
effaçant la riviéres de mes larmes!
avait-il une arme?
Qui était-il?
D'ou venait-il?
Son souffle tiéde ma nuque frôlait!
Son parfum étrange m'envoutait!
alors je vis son regard
et son âme transperça mon âme!
Etait-il trop tard,
pour qu'avec lui, revint l'espoir?
Autour de nous, il faisait si noir,
et cependant, je le voyais!
son regard me réchauffait!
Alors, je fermais les yeux doucement,
alors que dans mon cou, je sentais ses dents!
Un intense plaisir m'envahit!
un court instant, je défaillis!
mais ses bras me retenaient,
et son corps me réchauffait!
A cet instant, je fus à lui!

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